Masques : de Carpeaux à Picasso Musée dOrsay, ParisExposition ouverte du 21 octobre 2008 au 1er février 2009Parce qu'il dévoile en dissimulant, sert le culte comme les plaisirs profanes, le masque est aussi vieux que le monde. A la fin du XIXe siècle, alors que les codes du naturalisme entrent en crise, sa résurgence est massive, inventive et troublante ; elle profite de l'intérêt de l'époque pour la Grèce archaïque, le Japon et le portrait rapproché en photographie.
Tous les arts donc alimentent le renouveau du masque, de la peinture au théâtre d'avant-garde. Ensor, Munch, Vallotton, Böcklin, Klinger, Gauguin ou Picasso, soit quelques-uns des vrais créateurs de l'époque, à travers l'Europe entière, ont attaché leur nom et leur esthétique à cette étrange vogue. Objet de métamorphose destiné à dissimuler le visage, le masque connut en Europe un renouveau et un succès considérables entre les années 1860 et 1930. Etape de travail dans la réalisation d'un portrait, accessoire de théâtre, de carnaval ou pur objet décoratif : cette exposition présente une centaine de masques et réunit, pour la première fois, des oeuvres majeures de Rodin, Carriès, Böcklin, Gauguin et Picasso.