Joyce Carol OatesLes chutesPrix fémina étranger 2005
Littérature étrangère XXIe siècle
C'est long ! Quoi de pire qu'une jeune femme se retrouvant veuve après vingt-quatre heures de mariage ? Et bien, peut-être justement le récit de ce drame... Toujours en toile de fond, les chutes où s'est jeté le premier mari d'Ariah ; elles poursuivront la nouvelle famille de cette pauvre femme comme une malédiction. De surcroît, l'expansion industrielle des années 50 et 60 est mise en avant dans la seconde partie du livre. Là encore ce n'est que drames, déchirures, mensonges et trahisons. Le deuxième mari d'Ariah, avocat, vole au secours d'une femme dont la cause est perdue d'avance. Fallait-il vraiment rajouter cet épisode pour insister sur la malédiction de la famille? Malédiction dont on ne connaît pas la raison, d'ailleurs... Bref. Le style est incisif, agressif parfois et souvent désagréable à lire. Des personnages bien inutiles croisent les héros tout au long de leur histoire.
Quelques passages toutefois sont assez déroutants, on ressent toutes sortes d'émotions pour Ariah ; de la pitié et de l'attachement, on passe au dégoût et au ressentiment. Elle fait injustement peser sur sa famille son statut de femme "damnée" comme elle le dit elle-même. Personnage déséquilibré et hystérique, peu attachant en somme. Cette atmosphère pèsera également sur les enfants, maudits aussi soi-disant. Mais ouf, tout finit bien !
Un résumé qui correspond exactement à ce que jaurais pu écrire.