La Vie aux aguetsde William BoydEditions du Seuil
William Boyd, né à Accra (Ghâna) en 1952, a étudié à Glasgow, Nice et
Oxford, où il a également enseigné la littérature. Il est l'auteur de
La Chasse au lézard, Le Destin de Nathalie X, Visions fugitives, Nat
Tate: un artiste américain (1928-1960), Un Anglais sous les tropiques,
Comme neige au soleil, La Croix et la Bannière, Les Nouvelles
Confessions, Brazzaville Plage, L'Après-midi bleu, Armadillo et A livre
ouvert. Il a aussi écrit des scénarios pour le cinéma et a lui-même
réalisé le film La Tranchée en 2000. William Boyd est marié et vit à
Londres.
« C'est l'histoire d'une femme qui découvre la vie d'espionne de sa mère lors de la seconde guerre mondiale.
Pendant la canicule de l'été 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les propos la désarçonnent. Que penser en effet quand votre mère si anglaise, si digne vous annonce tout de go qu'elle n'est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant Ruth Gilmartin doit s'y résoudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques années, pour tenter de retrouver la sécurité, voire sauver sa peau, Sally-Eva a échafaudé avec soin le plus vraisemblable des mensonges. Au fil de la lecture du mémoire que lui remet sa mère, Ruth - revenue d'une Allemagne agitée (Rote Armee Fraktion, etc .) terminer sa thèse à Oxford et y élever son petit garçon -, voit sa vie basculer. A qui se fier ? A personne justement, comme le voulait la règle numéro un du séduisant et mystérieux Lucas Romer qui a recruté Eva en 1939 pour les services secrets britanniques. Mais Ruth comprend. Si Eva se découvre maintenant, c'est qu'elle a besoin de l'aide de sa fille pour accomplir sa dernière mission : régler une fois pour toutes son compte à un passé qui, du Nouveau-Mexique à un petit village de l'Oxfordshire, s'acharne à vouloir rattraper une vie, déjà depuis longtemps, habitée par la peur. »
La vie aux aguets se dévore dune traite de par le brio de sa narration et la force d'irréalité par laquelle William Boyd nous attire. Magistral !