
Exposition exceptionnelle du 28 octobre au 3 février 2008
Orangerie du Domaine départemental de Chamarande
38, rue du Commandant Arnous
91730 Chamarande.
Renseignements : 01 60 91 34 88
Foujita (1886-1968) décide en 1928 de refuser la majorité des commandes qui affluent depuis plusieurs années et qui font sa notoriété. Libéré de ces contraintes, il entend réaliser une oeuvre qui soit la synthèse de ses ambitions artistiques. Ce sont quatre panneaux de grand format (300 x 300 cm) formant deux tryptiques (Combats et Grande Composition).
Ces deux tryptiques représentent, d'une part des lutteurs, d'autre part des couples et des personnages enlacés et alanguis. Au cours de plusieurs entretiens, Foujita fait référence à une recherche sur le thème du travail. Certains y voient, par ailleurs, une allusion à la guerre et à la paix, au combat et au repos, au paradis et à l'enfer.
Y figurent ses modèles favoris, notamment la célèbre Kiki de Montparnasse, mais aussi ses références esthétiques : les corps des lutteurs rappellent tout à la fois la sculpture grecque, Michel-Ange, et les artistes de la Renaissance italienne.
Cette peinture quasi monochrome démontre l'éclatante maîtrise du peintre dans la réalisation de ses fameux fonds blancs opalescents. Cette même rigueur s'exprime également dans l'exécution des motifs. Composant mentalement son tableau sans dessin préparatoire d'ensemble, Foujita travaille séparément chaque groupe pour lequel il réalise une première esquisse au fusain ou à la mine de plomb. Puis, il travaille inlassablement son motif sur de grands calques, parfois teintés, afin d'apprendre son geste et de le reproduire sur l'oeuvre définitive. C'est lç l'une des caractéristiques majeures de l'art de Foujita.
Cet ensemble apparaît comme un véritable manifeste de l'artiste. Oeuvre raffinée, elle traduit toute la complexité de Foujita, fier de sa culture japonaise, amoureux de la France et de l'art contemporain.