Du 12 janvier au 13 février 2008 à l'Orangerie du Château de Sucy-en-Brie
Horaire de l'exposition : mercredi de 9h à 12 h et de 14 h à 17 h, samedi de 9 h à 12 h et de 15 h à 18 h. Entrée libre
"Une relation toute particulière entre un peintre et sa production. Pour réaliser ses toiles, Emmanuel Barcilon ne cesse de les installer, de les manipuler, de les déplacer. Elles passent invariablement d'une position verticale -adossées au mur ou à des supports divers dans l'atelier- à une position horizontale, à plat sur le sol. Lorsqu'il les laisse reposer des heures durant, il les stocke soigneusement les unes contre les autres puis s'affaire sur une autre série de formats. Le peintre travaille parfois jusqu'à une trentaine de toiles simultanément. Ainsi ces oeuvres en devenir sont-elles également en perpétuel déplacement dans le lieu de leur création, comme itinérantes, sans cesse dans une dynamique de mouvement. Tour à tour empoignées, soulevées, déplacées, retournées (...) par les soins de l'artiste, elles font en quelque sorte corps avec lui dans un rapport très physique inscrit dans le temps et dans l'espace. La notion de temps est à envisager ici selon deux angles de vue : le temps rythmé, organisé, scandé au quotidien par toutes les étapes du travail comme une sorte de rituel qui s'apparente à un système biologique tel la respiration ou le rythme veille/sommeil; mais aussi le temps plus vaste, plus immatériel et peut-être moins contrôlable, celui de la durée globale de la gestation de l'oeuvre. En ce qui concerne l'espace, tout se joue dans une unité de lieu : celui de l'atelier en perpétuelle modulation selon les étapes du travail. Cette modulation, intimement liée au processus de création, fait appel à une importante sollicitation du corps de l'artiste. Le corps, sans cesse en mouvement, à l'oeuvre dans l'espace..."